LES SEPARATIONS

Notre vie est jalonnée de séparations.

Oui, je sais ce n’est pas joyeux comme thème, mais il me semble important d’en parler.

Dans cette série de posts, je vais évoquer les différentes séparations que nous vivons.

La toute première d’une ribambelle (oh ça ferait presque envie ça !) c'est la naissance, lorsque nous quittons l'utérus maternel pour entrer dans le monde, en criant. Certes, avec ce cri, les fonctions cardiaques et respiratoires s'enclenchent, la circulation sanguine démarre de façon autonome après avoir été assurée par le placenta au cours de la grossesse, mais c’est douloureux.

Surtout si le médecin vous colle une petite claque sur les fesses parce que vous n’avez pas crié assez tôt à son goût…

C'est une séparation physique, lorsque l'enfant sort et le cordon est coupé. La fusion intime qui existait entre la mère et l'enfant est rompue.

C'est aussi une séparation psychologique, autant pour l’enfant que pour la mère.

Et même si l’arrivée de ce bébé était tant attendue, il manquera toujours quelque chose, que bien souvent les femmes n’évoqueront pas.

Elles n'ont aucune envie de s’entendre dire des choses comme « mais enfin, il/elle est là maintenant, regarde comme il/elle est beau/belle ! » ou « de quoi tu parles ? » ou encore sur un mode qui se veut humoristique « tu n’es pas un éléphant, voyons, tu ne peux pas rester enceinte de 18 à 22 mois (selon que l’éléphante vit en Asie ou en Afrique)

D'autres séparations vont suivre au cours des années : le premier jour chez la nounou, ou à la crèche, l'entrée à l'école maternelle, puis l'école primaire, le collège, le lycée.

Toutes ces nouveautés souhaitables (et bien souvent souhaitées) qui vont être l'occasion de multiples découvertes, nous éloignent un peu plus de nos repères de la petite enfance.

Puis pour certains viennent les études supérieures, avec l'installation seul(e) dans une chambre ou un appartement, parfois dans une autre ville. On se sépare de son enfance et encore un peu plus de ses parents. Il faut se débrouiller seul pour beaucoup de choses, même certains reviennent à la maison régulièrement pour se faire dorloter par des parents bien contents de récupérer leur digne progéniture.

Là aussi, il s'agit d'une évolution normale et souhaitable. Mais cela ne veut pas dire que c'est facile. On a beau en avoir envie, c’est parfois douloureux.

Le premier travail et la « vraie » installation chez soi sont une autre séparation d'envergure. Même si nous l'avons ardemment souhaitée, que nous avons envie de nous assumer et de montrer que nous en sommes capables, il peut y avoir des moments de découragement et des coups de blues.

Et parallèlement à ce qui précède, tout au long de notre vie, dans nos relations amicales, il peut y avoir des hauts et des bas.

Des « t’es plus ma copine » des cours de récré, aux embrouilles de l’adolescence et aux disputes de l’âge adulte, le chemin peut être semé d’embûches et de séparations.

Et même sans se séparer volontairement, nos vies sont tellement remplies que nous ne pouvons pas voir nos amis aussi souvent que nous aimerions. Nous ne prenons pas toujours le temps de les contacter, parce que ce serait une chose de plus sur nos interminables To Do List. Et on peut s’écarter sans l’avoir voulu.

Ou alors certains de nos amis s'éloignent géographiquement, suite à des déménagements et nous perdons le contact, même si la visio et le téléphone nous permettraient de nous parler.

Dans d'autres cas, suite à des querelles, parfois des malentendus, nous nous séparons de gens que nous aimions bien, mais que nous continuons à croiser, car ils évoluent dans les mêmes cercles que nous. Mais nous ne nous parlons plus, voire nous nous ignorons.

Dans le prochain post de cette série, je vais évoquer les séparations amoureuses et les séparations professionnelles.