Aventures et découvertes

Comme j’en ai parlé dans le post précédent, j’ai découvert la Sylvothérapie ou thérapie forestière lors d’un week-end de formation début juillet.

Comme beaucoup de gens, j’en avais entendu parler comme la « science » des câlins aux arbres, ce qui fait sourire tout le monde.

J’imaginais bien qu’il devait y avoir beaucoup plus que ça, et j’ai commencé à me renseigner. J’ai lu quelques articles sur ce qu’on appelle les bains de forêt, donc je n’avais jamais entendu parler avant.

J’ai raconté la série de synchronicités qui m’ont amenée à faire cette formation, et aujourd’hui je voudrais parler de l’expérience elle-même.

Donc nous nous sommes retrouvées à 12 personnes dans une auberge du parc naturel des Vosges du Nord, avec Manuela PESCHMANN, sophrologue, guide et thérapeute forestière, qui animait cette formation.

La première journée a commencé par une présentation.

Je me suis rendu compte que je savais déjà pas mal de choses, notamment le earthing ou grounding ou « mise à la terre », que je pratique depuis plus d’un an, après avoir découvert le travail de Clinton Ober :

J'ai lu son livre et regardé l’étonnant documentaire qui lui a été consacré (c'est en anglais avec des sous titres) : Earthing, the science of grounding.

Mais les choses ont rapidement changé, j'ai rapidement été déstabilisée (en bien!)

Nous avons fait une première sortie en forêt le matin, et avons tenté l’expérience de marcher avec un seul pied nu !

Et là, surprise, on est en déséquilibre total, comme si on marchait avec une chaussure à talons aiguilles et une ballerine ! Très intriguant, il y a juste une semelle de chaussure de différence et c’est énorme en fait !

Et nous avons fait les premiers exercices de « connexion » à la forêt : déroutants, amusants, inattendus !

Après le déjeuner, nous sommes parties pour notre premier "vrai" bain de forêt.

Le bain de forêt ou Shinrin Yoku, est une thérapie de médecine préventive apparue au Japon dans les années 1980.

Et là, nouvelle surprise, dans le parc naturel des Vosges du Nord, c’est la montagne, on n’est pas sur un terrain plat. Je l’avais bien vu en conduisant, mais je n’imaginais pas que j’allais l’expérimenter à pied...

Et nous avons grimpé pendant environ 20 minutes avant d’arriver au circuit même du bain de forêt.

Je tiens à rassurer ceux qui se disent " oh, alors ce n'est pas pour moi". Le bain de forêt est ouvert à tous, même ceux qui ne sont pas en grande forme physique. Il se fait sur un terrain relativement nivelé, il ne s’agit pas de faire un exploit sportif.

Seulement pour y arriver ce jour là, ce fut un d’exploit, pour moi en tout cas ! Je marche bien, et longtemps sur un terrain plat, mais je n’ai pas l’habitude des dénivelés !

Et là, il a vraiment fallu que je fasse appel à toutes mes facultés physiques et mentales pour ne pas lâcher l’affaire.

C’était dur, mais je l’ai fait.

Et j’étais drôlement fière de moi, d’avoir ainsi repoussé mes propres limites.

Donc ma première expérience de Sylvothérapie a été un moment de dépassement de soi et de confrontation à ses propres limites. On était loin d'un petit câlin à un arbre !

Le bain de forêt en lui-même était facile. La distance idéale est d’environ 1 km, sans obstacles ni dénivelés. Il dure environ 2 heures et comporte cinq étapes selon Manuela :

Étape 1 : se rendre disponible pour l’expérience, en se concentrant sur les ressentis du corps. C’est là qu’on peut enlever les chaussures pour sentir la terre sous ses pieds (encore une fois, c'est une suggestion, pas une obligation)

Etape 2 : sortir les capteurs, en faisant appel à ses cinq sens, au moyen de différents exercices très sympas et parfois déroutants

Etape 3 : approfondir la connexion, en supprimant ce qui pollue le plus le mental, notre vue : marcher en fermant les yeux, ou avec un bandeau, guidé par une autre personne.

Etape 4 : rencontre avec un arbre : là on choisit un arbre ou c’est un arbre qui nous choisit, mais on va vers celui qui nous attire. Il y a différents protocoles possibles.

Etape 5 : échange verbal et clôture : en cercle avec un « bâton de parole » improvisé.

Expérience extraordinaire, j’ai adoré !

Et en plus pour revenir à notre point de départ, il n’y avait plus « qu’à se laisser glisser » comme a dit notre formatrice… Et oui, si ça monte à l’aller, ça descend au retour logique !

Questions réponses et débriefing, j’ai qualifié l’après-midi d’expérience mystique (l’énergie en forêt est impressionnante) et de défi physique que je suis heureuse d’avoir relevé...

J’étais heureuse de n’avoir qu’une demi-heure de trajet pour rentrer, j’étais KO, j’avais mal partout et en dépit de tout cela, fort impatiente de vivre la suite !

Ce qui fera l’objet du prochain blogpost !