Voilà plusieurs années que j’étudie différent courants de développement personnel et approches spirituelles, et j’en suis venue à me dire qu’en fait, on peut tout résumer assez simplement : nous devenons ce à quoi nous pensons le plus souvent : nos succès et nos échecs, les petits comme les grands, dépendent de ce que nous croyons possible ou impossible, et de ce que nous nous croyons ou non capables de faire.

Comme disait Henri Ford « Vous pensez que vous pouvez faire une chose ou que vous ne pouvez pas la faire ? Dans les deux cas, vous avez raison ! »

Notre système de croyances s’est mis en place dans les 7 premières années de vie, où nous étions sous l’influence de nos tiers référents : nos parents, nos éducateurs, puis nos amis. A la naissance, nous n’avions pas les « codes » pour comprendre le monde qui nous entourait, et nous avons donc écouté ce qu’on nous disait. Après tout Papa, Maman (et / ou les adultes qui s’occupaient de nous) étaient grands, ils en savaient surement plus que nous ! Donc nous avons cru ce qu’ils nous disaient, sans rien remettre en question, nous n’avions pas l’entendement ni le raisonnement pour cela.

Alors, qu’avez-vous entendu de façon répétée quand vous étiez enfant ?

Des phrases comme « Tu peux faire tout ce que tu veux dans la vie ! Quoi que tu décides de faire ou d’accomplir, tu y arriveras, crois en toi, parce que moi (ton père, ta mère, etc.) je crois en toi et je te soutiendrais toujours ! »

Ou bien vous a-t-on dit des choses comme : « Dans notre famille, on n’est pas doué pour … (les maths, les langues, les études, etc.) »

Ou « arrête de rêver, sois réaliste, ce n’est pas possible, grandis un peu… »

Ou bien « pour qui te prends tu ? Tu te crois plus malin que … (ton père, ta mère, etc.) »

Ou encore « il ne faut pas faire de vague, il faut garder profil bas, il ne faut surtout pas se faire remarquer !»

Ou bien… A vous de remplir l’espace.

Je pourrais continuer longtemps, la liste semble sans fin…

Avez-vous remarqué que mes exemples de phrases positives et encourageantes sont beaucoup moins nombreux ? Je pourrais en trouver d’autres mais franchement, je devrais me creuser la tête, alors que pour les phrases négatives et cassantes, ça vient tout seul.

Hum, voilà qui est intéressant. Aurions-nous reçu plus de messages négatifs que positifs ?

Si on en croit Bruce Lipton, biologiste cellulaire de renom, et un de mes auteurs favoris, on peut faire une analogie avec une playlist d’enregistrements que nous aurions emmagasinés dans notre subconscient. Ce ne sont pas nos chansons préférées, ou les livres audio que nous aimons, mais tous les messages que nous avons entendu depuis notre plus tendre enfance.

Dans cette playlist, il y a des centaines, voire des milliers d’heures de « programmes » négatifs et limitants : tout ce que nous ne pouvons pas faire, ne devrions pas faire, ne devrions même pas penser qu’il est possible de faire ou d’être…

Et à côté de cela, juste quelques petites dizaines d’heures de programmes motivants et dynamisants.

Tiens, c’est bizarre, ça. J’aurais tendance à penser que nos parents et nos éducateurs en général voulaient le meilleur pour nous. Certes, mais ils agissaient en fonction de leur propres systèmes de croyances, on ne peut donner que ce que l’on a…

Bon vous allez me dire, vous êtes grands maintenant, vous ne vous laissez plus parler comme ça, et par personne encore ! Non mais !

Admettons.

Quoique j’ai rencontré pas mal de gens, clients ou amis, qui m’ont dit que leurs parents leur parlaient encore aujourd’hui de telle façon qu’ils avaient le sentiment d’avoir de nouveau 7 ou 8 ans, qu’ils se sentaient rabaissés et qu’ils ne savaient pas plus quoi répondre maintenant qu’à l’époque. Leurs parents leur parlent comme s’ils étaient encore des enfants qui avaient tout à apprendre, et ils ne savent pas comment reprendre leur place d’adultes… Aie.

Mais tel n’est pas mon propos aujourd’hui, cela pourra faire l’objet d’une autre post !

Donc, partons de l’hypothèse que vous ne laissez plus personne vous dire ce que vous pouvez faire et ce que vous ne pouvez pas faire, que vous êtes responsable de votre vie et de vos choix, et que c’est vous qui décidez pour vous maintenant. C’est cool comme postulat.

Sauf que parfois, les choses ne fonctionnent pas comme vous voudriez. Certes, vous ne tolérez plus que d’autres vous disent ce que vous pouvez ou ne pouvez pas faire. Vous ne laissez personne vous parler mal, vous savez vous défendre quand même, vous n’avez plus 7 ans !

Mais malgré tout, il y a quelque chose qui coince. Vous n’arrivez pas toujours à obtenir ce que vous voulez. Et ce n’est pas faute d’essayer : vous avez lu des livres de développement personnel, vous avez assisté à des séminaires et participé à des webinaires, peut-être même avez-vous vu un psy ou un coach. Pourquoi ça bloque ?

En fait, tout ce qui vous a été dit dans ces 7 premières années de votre vie (7 ans parce que c’est l’âge dit de « raison », auquel l’enfant est réputé avoir suffisamment de capacités de raisonnement pour remettre en question ce qui lui est dit !) s’est ancré en vous. Et oui, que vous le vouliez ou non, tout cela s’est inscrit dans votre playlist…

Attention, je ne dis pas que toutes nos croyances se sont mises en place avant l’âge de 7 ans, mais les principales, celles qui vont « donner le ton » se sont gravées dans le marbre. Elles sont devenues votre « livre de la loi », qui va conditionner le reste. D’autres croyances vont se mettre en place par la suite. Mais dans un souci de congruence (cohérence si vous préférez) les nouvelles croyances seront en accord avec les anciennes.

Et donc, même si ne laissez plus les autres vous « parler mal », vous prenez le relais. Pas volontairement, pas consciemment, mais votre playlist joue en background tout le temps. Et les quelques heures de programmes positifs ne pèsent pas lourd dans la balance, contre des milliers d’heures de programmes négatifs et limitants.

La bonne nouvelle c’est qu’il est possible de changer nos croyances. Elles ne sont pas gravées dans le marbre en fait. C’est la bonne nouvelle du jour !!!

Mais pour les changer, il faut les identifier. Aie, ça commençait bien et ça se complique déjà ?

Non, en fait, pas tant que ça.

Pour connaitre nos croyances limitantes, le moyen le plus simple est d’écouter comment nous parlons de nous quand les choses ne se passent pas comme nous le souhaiterions.

Que dites-vous quand vous n’êtes pas content(e) de vous ?

Dites-vous, par exemple: “Bon, j’ai essayé, je n’ai pas obtenu le résultat que j’espérais, je vais recommencer d’une façon différente jusqu’à ce que j’y arrive ! Bravo à moi d’avoir essayé ! Je suis fier/ fière de moi ! Je peux le faire ! Je peux faire tout ce que je choisis de faire, je me donne les moyens et cela prendra le temps qu’il faut ! Je suis sur le bon chemin, etc

Wow, vous prenez des notes j’espère !

Ou bien vous dites-vous « mais ce n’est pas possible d’être aussi bête/ nul / idiot /etc. »

Ou « Je suis bête/ idiot / stupide / tout autre nom d’oiseau de votre choix »

Ou encore plus « drôle » : « je suis trop bête / trop idiot/ trop « con ». (Allez, je me lâche, certains d’entre vous l’avaient sans doute sur les lèvres…) Précisons que le « trop » est toujours en trop !!! Est-ce que ce n’est pas assez rabaissant de se qualifier de tous ces noms détestables ?

Et une fois qu’on s’est bien tiré une balle dans le pied tout seul, on peut continuer avec des choses comme « Pourquoi est-ce que je n’arrive jamais à rien de bon ? Je ne sais même pas pourquoi j’essaye d’abord ! Ma mère / mon père / untel me l’avait dit ! » Et autres « gentillesses » qui nous coupent toute envie de recommencer ?

Wow.

Donc, mesdames et messieurs, je pense qu’il est urgent de nous occuper de notre dialogue intérieur, de ce que nous nous disons à nous-mêmes, et de la façon dont nous parlons de nous. Parce que souvent, franchement, ce n’est pas joli !

Et c’est ce que je vous propose d’explorer dans cette série de posts à venir !