Le changement ?

Avez-vous pris de bonnes résolutions pour 2020 ?

Vous savez de quoi je parle, ces décisions que l'on prend dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier (parfois avec un Nième verre à la main !) « cette année, c'est décidé, je m'y mets ! Et cette fois sera la bonne ! Je me (re)mets au sport ou je perds enfin ces satanés kilos ou j'arrête de fumer ou je change de boulot ou je crée enfin ma boite ou je prends du temps pour moi ou j'arrête de crier ». Vous pouvez compléter la liste !

Je n’ai jamais compris cette idée. Parce que c’est la nouvelle année, nous devrions pouvoir tout changer, facilement, comme en claquant des doigts ! Hein ? Quoi ? C'est à dire ?

Alors déjà, pourquoi dans ce cas ne pas le faire chaque dernier jour du mois ? Le 31 janvier, le 28 ou 29 février, le 31 mars, le 30 avril, etc. Ça n’a pas plus de sens ! Ou c'est moi qui ne comprend vraiment pas ?

Bon, admettons que le 31 décembre ait une énergie particulière. Et je veux bien croire à la pensée magique. Après tout certains m’ont parlé de mes « trucs de sorcière » ! (Mais je vous rassure, je ne fais que de la magie blanche !)

Donc les trucs inexplicables et les miracles, okay, je prends.

Mais franchement, se dire que parce que le millésime de l’année change à minuit, nous sommes transformés instantanément ? Est-ce que cela va bien dans « la tête de nous »?

Bon admettons encore, et on appellerait cela le « syndrome de Cendrillon » ?

Attention je ne parle pas du « complexe de Cendrillon » décrit par Colette Dowling dans son livre éponyme, qui explique que chez certaines femmes, il y a désir inconscient d'être prise en charge par autrui. Ce désir serait fondé sur la peur de ces femmes d'être indépendantes.

Non, je parle de la transformation qui s’opère à minuit pour la jeune dame en question, dont on ne connait même pas le nom d’ailleurs. Ça ne vous intrigue pas vous, qu’à aucun moment elle ne retrouve son prénom dans le conte ou le film de Disney ? Moi, si !

Bon, je m’égare, comme souvent ! J’ai un esprit très curieux, qui pose beaucoup de questions et part dans tous les sens. « Hola bijou, hola, du calme » comme disait le paysan à son cheval qui s’emballait…

En tout cas, cette analogie avec Cendrillon me semble intéressante.

Au premier abord, sa transformation à minuit n’est pas top, elle se retrouve en haillons et avec une chaussure en moins. Ça ressemble fort à une régression, puisqu’elle revient à son triste quotidien.

Sauf pour la chaussure de verre/vair peut-être. Normalement, elle est pieds nus ou avec des vieux sabots pourris…

Bon à part l’histoire des chaussures (non je n’entrerais pas dans le débat chaussure en verre / chaussure en vair, c’est-à-dire fourrée), la régression, c’est bien souvent ce qui se passe avec nos bonnes résolutions.

Rattrapés par notre routine, nous n’y pensons plus 15 jours ou un mois après...

Les gérants de salles de sport pourraient nous en parler. Ils voient les demandes d’abonnement exploser en début d’année, leurs salles sont pleines jusqu’au 15 février environ. Et puis après elles se vident peu à peu, et ne restent que les aficionados qui n’ont pas attendu le premier janvier pour s’inscrire.

De temps en temps, un peu de remords et/ou de culpabilité nous envahit, « oh la la, je n'ai pas tenu ma résolution, il faut que je m'y remette, c'est sûr, demain, ou lundi, je recommence ! »

Et on reporte au lundi suivant parce qu’on a une réunion importante, ou qu’on a mal au pied, ou la flemme, ou toute autre « très bonne raison ».

Et en fait, on ne recommence pas du tout (c'est de la procrastination, dont je ne manquerais pas de vous reparler très vite, parce que c’est un de mes sujets de prédilection !!!)

Et on s'en veut, et on se dit qu'on n'est décidément pas fichu(e) de le faire, qu’on n’a aucune volonté, qu’on est nul, qu’on est bon(ne) à rien.

Tiens, cela me rappelle une réplique tirée d’un film de Marcel Pagnol, le Schpountz, que j’adore. Le film date de 1938, mais la phrase est terriblement d’actualité : un des personnages dit au héros du film, joué par Fernandel ; « tu n’es pas bon à rien, tu es mauvais à tout ».

Elle n’est pas formable celle-là ? N’est-ce pas ce genre de choses que nous nous disons nous même ?

Si c’est le cas, je vous invite à relire mon premier blogpost de 2020, le « Manifeste de l’Amour de Soi ! »

Et oui, nous sommes vraiment très doués pour nous torturer nous-même, non ? Comme si se morigéner allait nous motiver à faire mieux… Encore un beau mensonge, ça, tiens !

Alors je vous propose de prendre un autre chemin, de laisser tomber cette idée de bonne résolution, et de travailler nos objectifs.

Un objectif , c'est quelque chose que nous voulons faire, que nous pouvons faire et que nous n'avons pas encore fait.

Définition simple mais pas simpliste.

L'objectif doit nous faire rêver un peu, beaucoup, passionnément, à la folie et je m’arrête là.

Il doit nous faire sortir de notre zone de confort. Il ne doit pas être trop facile à atteindre, sinon ce n'est pas motivant, ça ne fait pas envie.

Il doit nous faire « flipper » un peu, sinon cela veut dire qu’il n’est pas assez ambitieux, mais il ne doit pas nous faire passer en « zone de panique », en étant totalement irréalisable ou irréaliste, car nous risquons de nous décourager, et de ne même pas commencer.

Déterminer un objectif sous-entend aussi de l'écrire, pour lui donner une réalité, et prendre un engagement vis-à-vis de nous-même.

Ecrire permet également d’inviter notre subconscient à se mettre au travail pour nous aider à l'atteindre.

Il ne s'agit pas ici juste d'écrire une Nième liste de choses à faire qu’on va vite oublier, mais de poser sa réflexion, de répondre à quelques questions et de se mettre en mouvement.

Le pouvoir de l'écrit est fabuleux.

Lorsque je me suis installée en libéral il y a 15 ans, j'ai écrit ma liste d'objectifs à un an. Je n'ai pas vraiment détaillé, j'ai juste listé sur le papier ce que je voulais avoir réussi dans l'année à venir, voire à plus long terme.

Au début, je la relisais régulièrement, pour bien m'en imprégner. Et puis, prise par la « construction » de mon business, j'ai un peu oublié cette liste.

Je l'ai retrouvée quelques mois après, en classant mes papiers.

Et là, j'ai dû m'asseoir : 80 à 90% de ce que j'avais écrit s'était réalisé !!!

Et le reste était en cours.

J'étais abasourdie, baba, ébahie, ébaubie, éberluée, estomaquée, étonnée, médusée, sidéré, stupéfaite. (d’autres synonymes à me suggérer ?) En un mot comme en cent, très étonnée !

Et positivement ravie !

Alors depuis, (même si j'ai parfois la flemme, parce que c'est du boulot !) je travaille sur ma liste d'objectifs à court, moyen et long terme. Je la reprends régulièrement, je l'amende, je la corrige...

Car mes envies évoluent avec moi, et certains objectifs ne sont plus d'actualité, soit parce qu'ils ont été atteints, soit parce qu'ils ne me correspondent plus.

La vie c'est le mouvement. Et les changements que nous décidons de faire, même si c'est difficile, sont en fait beaucoup plus faciles que ceux que l'extérieur nous impose.

En premier lieu, je nous invite donc (je vais faire l’exercice moi aussi !) à lister en vrac tout ce que nous voudrions réaliser dans les mois, voire les années qui viennent. Ne nous limitons pas à 2020. Ne nous limitons même pas à cette nouvelle décennie qui commence.

Rêvons grand et loin !

Il s’agit d'écrire tout ce qui nous vient, comme ça nous vient : les envies, les projets que nous avons envie de mener à bien, etc. même si cela nous semble impossible ou aberrant. Pas d’auto censure.Dans un deuxième temps, donnons une échéance à ces projets et idées. J’aime beaucoup cette autre définition « un objectif est un rêve avec une date limite »

Ensuite, ben « y’a plus qu’à… »

Que pouvez-vous faire maintenant, aujourd’hui, demain, dans un temps très proche en en tout cas, qui vous mette en mouvement pour aller vers un de ces objectifs et l’atteindre ?

Quelle petite ou grande action allez-vous faire ?

Avez-vous besoin de vous former à quelque chose de nouveau ? Avez-vous besoin d’aide ? Avez-vous besoin d'en parler à quelqu'un ? Avez-vous besoin de travailler sur vos freins et blocages ?

Vous pouvez naturellement travailler sur plusieurs objectifs en même temps, et agir dans ce sens, par petite touches.

Je vous reparlerais très prochainement du Kaizen, l’idée de faire un petit pas à la fois.

Parce que les petits ruisseaux font les grandes rivières. Et que les petits, voire minuscules, changements cumulés, donnent de grandes et belles choses.

Alors, vous commencez quand ?

Bon, et bien, moi j’y vais, parce que je ne voudrais pas faire attendre mes objectifs !!!