Le changement ? C'est tout le temps !

Pour beaucoup de personnes de mon entourage, moi y compris, l'année 2019 a été fertile en rebondissements de toutes sortes, aussi bien professionnels que personnels.

« Rebondissement » étant un mot politiquement correct pour ne pas dire « bouleversement »".

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, et pour bien d'autres, ça a « secoué » l'année dernière.

En d'autres termes, les vents du changement ont soufflé bien fort.

Ah flûte, non seulement j’ai dit le « mot », je l'ai même écrit.

C.H.A.N.G.E.M.E.N.T

Cela ne se fait pas de parler de changement, c'est presque devenu un gros mot !

Et c'est aussi un des plus grands paradoxes de ce siècle : la plupart des gens veulent que les choses changent, mais ne veulent rien changer. Ils voudraient que les autres changent.

Bon, c'est vrai que si les autres faisaient ce qu'on leur dit, quand on leur dit, le monde tournerait beaucoup plus rond, tout de même, non ?

Le problème, c'est que nous sommes tous « l'autre » de quelqu'un, et qu'il y a donc des (tas de) personnes qui attendent que nous changions nous aussi.

Ah, flûte.

Parce qu’en fait, la seule personne que nous pouvons changer c'est nous même.

Oui, je sais, c'est agaçant.

Bon, nous sommes entre nous, soyons honnête.

Chacun de nous a essayé de faire changer au moins une autre personne, qu'il s'agisse de son conjoint, de ses enfants, de ses parents, de ses beaux-parents, de ses amis, de ses collègues, de son patron, et j'en oublie sans doute.

Il y a quelques temps, j'ai lu ce livre de Bill Ferguson « Get your power back » (Retrouvez votre pouvoir personnel) et il y développe une métaphore très intéressante.

Il raconte que sa femme et lui ont un chat, un petit chat noir et blanc tout mignon, très joueur et câlin, qu’ils adorent.

Il a tout essayé, vraiment tout.

Il a parlé longuement à son chat, il a argumenté, il l’a supplié, il l’a menacé, il a crié après le chat, rien à faire, le chat n’aboie pas.

Bon, j’entends déjà les petits malins parmi vous dire « mais si, donne une tasse lait au chat et il la boit » (il aboit) A lire à voix haute, hein, cette blague est drôle uniquement à l’oral.

Et puis ça ne marche qu’en français, le livre en question a été écrit en anglais, donc je peux continuer ?

Donc ce brave Monsieur a tout essayé, et rien à faire, son chat ne veut pas aboyer. Malgré tous ses efforts, son chat ne comprend pas… En fait, ce n’est pas qu’il ne veut pas, c’est qu’il ne peut pas !

Tiens, tiens, tiens…

Quels sont les « chats » dans votre entourage que vous essayez de faire aboyer ? En d’autres termes, quelles sont les personnes dont vous attendez qu’elles fassent comme vous pensez qu’elles devraient faire, alors qu’elles n’en sont peut-être pas capables ?

Allez, je me lance, je reconnais que je l’ai fait. Avec des personnes très proches, à qui j’essayais de faire changer de comportement.

Parce que j’avais une idée de comment les choses devraient être, et comment devraient se comporter les gens.

Et en plus, je pensais qu’ils devraient le voir, le savoir, le comprendre quoi, car « c’est clair non ? » ou « C’est comme ça que ça doit être, franchement ! » ou « C’est pourtant facile à comprendre, enfin, zut ! » « Tout le monde sait ça ! »

Ben non. Les chats n’ont pas pu aboyer. Ils ne comprenaient même pas ce que je voulais.

Et je ne suis pas la seule. Que ce soit en discutant avec mes amis ou mes clients en coaching, j’entends très souvent « c’est normal non ? » ce qui veut dire « c'est normal de penser comme moi, tout le monde devrait le savoir, et être d’accord… »

Euh… Comment vous dire ?

En fait, rien n’est normal.

Normal est un adjectif utilisé pour désigner une chose ou une personne conforme à la moyenne, à la norme « habituelle »

Mais qu’est-ce qu’une norme habituelle ? Celle qui est acceptée par a majorité des gens ?

En fait, nous avons, pour la plupart, nos propres normes, que nous nous sommes construites en pensant que tout le monde faisait pareil, que tout le monde avait les mêmes normes que nous, et donc effectivement que les choses pouvaient être « normales ».

Ben non, encore une fois.

Nous pouvons être étonnés de la réaction de quelqu’un d’autre, parce que nous ne ferions pas comme cela. Nous pouvons penser qu’il ou elle a tort. Okay.

Mais l’autre personne a tout aussi raison. Dans sa vision du monde, c’est « normal » de dire ce qu’il ou elle dit, ou de faire ce qu'il ou elle a fait.

Et vous avez sans doute remarqué que quand vous essayez de faire changer quelqu’un, il ou elle se met à résister de toutes ses forces.

Et ce n'est pas moi qui le dit :

Un chat est un chat, c’est sa nature. C’est comme demander à un zèbre de ne pas avoir de rayures, il est né comme cela, il n’y peut rien ! Si vous voulez des aboiements, prenez un chien.

En revanche, et c'est la bonne nouvelle du jour, si vous changez, les autres n'ont pas d'autre choix que de s'adapter à votre nouvelle façon d'être. Et ce faisant, ils vont changer à leur tour.

Sans heurt, sans bagarre, sans affrontement pour savoir qui a raison.

Et si vraiment les changements que vous avez faits leur sont insupportables, qu’ils n’aiment pas cette meilleure version de vous-même (voir le blog post du 5 janvier, le Manifeste de l’amour de soi), ils peuvent sortir de votre vie. Ce qui peut parfois être une bonne chose pour tout le monde quand on y réfléchit...

Donc, il convient de revenir à soi, et cesser de nous mêler des affaires des autres.

Plutôt que de voir ce qui, selon nous, ne va pas chez l'autre, et de lui dire quoi et comment changer, occupons-nous de nos affaires !!!

Même si cela doit être une démarche volontaire et personnelle, cela ne veut pas dire que vous devez la faire seul(e)

Je ne saurais que trop vous encourager à trouver une personne de confiance qui puisse cheminer avec vous, un thérapeute, un coach, un facilitateur de changement, etc.

Pas pour vous dire quoi faire, mais pour vous aider à y voir plus clair, à décoder certaines choses qui vous apparaissent obscures, vous ouvrir de nouvelles perspectives et vous encourager à continuer.

C'est une démarche que j'ai faite à titre personnel, et cela m'a aidée au-delà de mes espérances. Et tout ce travail que j'ai fait sur moi m'aide à accompagner d'autres personnes plus efficacement.

Mais le point de départ reste la volonté de la personne de faire le chemin, pas parce qu'on lui a dit, pas parce que cela ferait plaisir à quelqu’un d’autre.

C’est pour Soi qu’on le fait.

Cerise sur le gâteau ? L'entourage en bénéficie par ricochet.

Pour progresser, il faut changer des choses, des comportements, des habitudes. Pas facile, mais possible.

Un travail de toute une vie peut-être.

Pour paraphraser le « slogan » politique d’un de nos anciens présidents : le changement, c'est…

Ben en fait, c'est tout le temps !

Alors cessons de résister, et devenons les acteurs et les actrices de notre changement, et donc de notre vie. Et si ce que nous avons changé ne nous plait pas, nous pouvons le changer de nouveau ! Rien n’est gravé dans le marbre, et nous avons le droit de changer d’avis

Je le fais régulièrement, et cela me va très bien !

« Lorsque les vents du changement soufflent, certains bâtissent des murs, d’autres des moulins à vent » Proverbe chinois »

Voici "mon" Moulin. D 'où je pourrais vous écrire des Lettres, comme ce bon Alphonse Daudet bien sur !

Enfin des mails ou des blog posts plutôt, mais vous avez compris l'idée !

Alors, qu'allez vous choisir de bâtir ?