Nous courons après le temps, nous nous plaignons de ne pas avoir le temps, nous soupirons lorsque quelqu’un nous parle d’ajouter une chose de plus à nos déjà très longues To Do Lists.

Mais une minute à la fois, vous pouvez trouver cela dans votre emploi du temps, n’est-ce pas ?

Ecrire votre objectif minute : une fois que l’objectif a été défini selon les critères SMARTE (voir billet d’humeur du 10 janvier),
• Spécifique
• Mesurable
• Atteint assez facilement
• Réaliste, Temporel,
• Respecte l’Environnement de la personne et est Écologique pour elle ou lui.

Il convient de l’écrire de façon très précise, en 250 mots maximum, afin de le faire tenir sur une carte ou une petite fiche que vous aurez toujours avec vous. Il doit pouvoir être lu et relu en une minute au plus, à tout moment de la journée.

La minute d’auto congratulation :
Nous avons souvent une nette propension à relever les erreurs, les inexactitudes, les « fautes » que les autres peuvent commettre, et / ou celles que nous commettons nous-mêmes (et nous sommes bien souvent plus durs avec nous-mêmes qu’avec les autres !)

Pourquoi ne pas changer cette approche ? Et si nous nous surprenions en train de faire des choses correctement ? Plutôt que de relever systématiquement ce qui ne va pas, obstinons-nous à voir ce qui va. Et lorsque nos actions nous rapprochent de notre objectif, prenons une minute pour faire ce constat, et nous féliciter sincèrement.

Mieux encore, n’attendons pas d’avoir fait les choses parfaitement, mais prenons cette minute chaque fois que nous sommes presque sur la bonne voie, que nous avançons, même imparfaitement, vers l’objectif fixé. Notons nos progrès, même infimes, et félicitons-nous chaleureusement, en prenant le temps de ressentir la satisfaction, en étant sincèrement fier de soi, en étant vraiment content de soi.

La minute de « réorientation » :
Et si nous nous éloignons de l’objectif, par une action non adaptée, voire même qui va à l’encontre de « l’objectif minute » que nous nous étions fixé, n’attendons pour en faire le constat. Regardons en quoi l’action ne va pas dans le sens que nous nous étions fixé, ne nous voilons la face, et faisons notre propre auto critique pendant une demi-minute, pas plus.

Puis pendant la seconde moitié de la minute, affirmons haut et fort que nous ne sommes pas notre comportement (commettre une erreur ne veut pas dire que nous sommes incapables, faire une chose idiote ne fait pas de nous des idiots…) reconnaissons que si l’action n’est pas adaptée, cela ne nous remet nullement en question en tant que personne. C’est le comportement qui est jugé, pas la personne qui l’a eu. Si le comportement est inadapté, il faut le changer, mais la personne elle-même n’a pas à changer. Elle doit juste réorienter des actions ou des comportements mal adaptés.

Ces principes ont été développés par Kenneth Blanchard et Spencer Johnson dans la série « The one minute manager »