Cela vous est-il déjà arrivé d'avoir un projet important, un dossier à terminer (ou à commencer) et de ne rien faire ? De vous dire  demain je m'y mets, et fait étrange, quelque chose d'autre passe en priorité ? A chaque fois ? Personnellement, cela m'est arrivé bien souvent. Et de me dire, voilà qui est étonnant, ce n'est pas mon genre de remettre au lendemain... 

Oh oh. Après réflexion, c'est tout à fait mon genre !!! Je peux même parfois être la "Reine" de la procrastination, et résister avec toute la force dont je suis capable pour ne pas faire quelque chose que je n'ai pas envie de faire... 

Allons, allons, je suis une adulte responsable et raisonnable, je ne vais pas me laisser aller à ces enfantillages, tout de même ? Et bien si ! Et cela pourrait être drôle, si ce n'était pas à moi que cela jouait des tours à la fin... 

Pourquoi remettons nous au lendemain ? Parce que ce que nous avons à faire ne nous plait pas, nous ennuie, ne sert à rien, ne nous inspire pas ? C'est la première explication qui vient, mais il peut y avoir autre chose. 

Ce peut être une rébellion contre l'autorité : personne ne me dira ce que j'ai à faire. Ce peut être une bonne excuse lorsque nous faisons des erreurs : Je n'ai pas eu assez de temps pour le faire correctement ! (Surtout si on a commencé à la dernière minute, mais ça, on ne le dit pas !) Cela peut nous donner un (faux) sentiment de sécurité :  si je ne termine pas ce projet, on ne pourra pas critiquer ce que j'ai fait ou Je ne peux pas échouer si je ne commence pas! En d'autres termes, nous "procrastinons" pour nous protéger. Mais la chose à faire reste à faire... 

Alors je me suis interrogée. Parce que quand j'y pense, je suis tellement plus contente de moi lorsque j'ai fait face à mes engagements (que j'ai décidé de prendre) ou que j'ai terminé un travail que je n'avais pas envie de faire, mais que je devais faire tout de même... Ce n'est en fait pratiquement jamais aussi difficile que l'on se l'imagine, et la satisfaction du "devoir" accompli et le regain d'énergie que cela procure en valent vraiment la peine. 

Alors pour ma part, quand je me surprends encore à procrastiner, je commence par le reconnaître, puis je me donne la permission de le faire. Parce que ce qui est interdit est beaucoup plus drôle, n'est-ce pas ? Quand c'est permis, cela semble moins attirant. 

Et vous, pour quelles raisons remettez-vous au lendemain ? Et qu'est ce que cela vous coûte ? De durs moments d'auto-critique ? Du stress ? De l'anxiété ? De la honte ? Un sentiment de culpabilité ? Une perte d'énergie ? Une concentration amoindrie ? Une baisse d'estime de soi ? Une perte de crédibilité ? Un peu de tout cela ? Le prix à payer n'est-il pas, dans tous les cas, beaucoup trop élevé ? 

Alors pourquoi ne pas choisir autre chose ? Si nous remettions à demain notre tendance à la procrastination ? 

Et pour terminer, quelques "profondes" réflexions : 

Il ne faut jamais remettre au lendemain ce que l'on peut faire le surlendemain, car sinon, on aurait un jour d'avance ! Léo Campion. 

Est-ce que c'est en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même, que nous l'éviterons ? Raymond Devos.