Qu'est-ce qu'un "bon" choix ?

Parfois, lorsqu'on a le choix entre deux options qui semblent aussi bonnes l'une que l'autre, nous pouvons nous sentir un peu coincé. En fait, nous ne voulons pas simplement faire « un bon choix », nous voulons faire le « meilleur choix » voire même le « choix parfait ».  Le raisonnement se tient, mais ce n'est pas facile faire le bon choix.

Et si en fait il n'y avait ni "bons" choix ni "mauvais" choix ?  S'il y avait juste des choix ?

Si nous hésitons entre plusieurs possibilités, c'est que visiblement il n'y a pas de « choix parfait ». Pourquoi ne pas choisir l'option qui nous semble la plus facile, ou la plus drôle, ou la plus originale, ou la plus...  (ce que vous voulez), tout en se souvenant que cette option n’est pas intrinsèquement « bonne » et qu'elle n'est sûrement pas parfaite. 

En fait, le plus gros du travail se fait après avoir pris des décisions, pas avant. Une fois que nous avons choisi ce qui nous semblait le mieux, nous agissons dans ce sens. C'est comme ça que nous pourrons considérer que nous avons fait le « choix parfait » pour nous à ce moment là. 

Parce que quand on y pense, c'est possible de revenir en arrière, et si nous n'aimons pas les conséquences d'un choix que nous avons fait, nous pouvons en faire un autre. Que nous ayons choisi la « mauvaise » université,  la « mauvaise » orientation,  le « mauvais » métier, du papier peint qui ne nous convient plus, ou un modèle de voiture qui en définitive ne nous plaît pas, nous pouvons choisir autre chose ! 

Ce qui ne veut pas dire que c'est facile, et qu'il suffit de claquer des doigts pour que tout change. Marraine la Fée ne va pas accourir à la rescousse avec sa baguette magique. Non. Mais il est possible de changer d'avis et de faire des choix différents. 

En fait, quel est le pire qui puisse arriver ? Que ça coûte du temps et de l'argent ? Voilà qui ne serait pas drôle. Embêtant, même, j'en conviens. 

Mais nous aurons aussi, et surtout, appris quelque chose de très important : ce que nous avions choisi n'a pas donné les résultats que nous attendions, donc nous ne le referons plus, ou tout au moins pas de la même façon. Il y a tant de gens qui regrettent de ne pas avoir pris des décisions qui leur faisaient peur, mais qui à terme auraient apporté tant de changement positif dans leur vie. 

Il faut le dire, en tant qu'êtres humains, nous ne sommes pas très doués pour prédire nos émotions futures : nous pensons que le fait de perdre ces satanés kilos en trop, ou de changer de travail nous rendra totalement heureux pour tout le reste de notre vie. Eh non, ça ne marche pas comme ça. Avoir perdu ces kilos, ou changé de boulot nous fera effectivement du bien mais seulement un peu, et pendant peu de temps. Jusqu'à ce que nous nous rendions compte que nous sommes toujours la même personne... 

Eh oui, nos émotions nous ramènent si souvent là où nous étions avant, et nous découvrons autre chose que nous aimerions avoir. Une course sans fin. Alors, pourquoi ne pas choisir autre chose ? 

Ne prendre aucune décision parce qu'on a peur de faire le mauvais choix n'est pas la solution. En fait, ça n'a pas de sens, ne pas prendre de décision est une décision en soi. Changeons notre façon de voir : si la décision prise ne marche pas comme nous l’espérions, nous pouvons en prendre une autre. Et une autre. Et encore une autre s'il le faut. 

Entendons-nous bien, il ne s'agit pas non plus de faire des choix totalement irréfléchis et spontanés. Il faut quand même réfléchir un minimum aux conséquences probables. Mais dans la plupart des cas, il n'y a pas grand risque. En tout cas, pas autant que nous pourrions le penser. Et si vraiment ça ne marche pas, nous pourrons encore choisir autre chose (et oui encore, la répétition est la mère de l'apprentissage !). 

Il n'est pas nécessaire de s'entêter, si ça ne marche pas, ou si ça ne marche plus. Cela ne fait pas de nous des girouettes, contrairement à ce que nous avons pu entendre (et entendons encore!) Cela fait de nous des gens responsables qui prennent leur vie en mains sans se laisser dicter leur conduite. 

Parce que, qui sait mieux que vous ce qui est bon pour vous ? 

Certainement pas moi ! J'ai assez de travail avec moi-même, à discerner quels sont les choix que je peux faire, et en changer quand ils ne conviennent pas !  Un vrai boulot, mais les retours en valent vraiment la peine. A tester sans modération !