Désordre, vous avez dit désordre ?

De manière générale, je suis organisée et j'aime que les choses soient rangées et à leur place. Je ne suis pas maniaque, mais j'ai ma vision personnelle de l’ordre, ce qui veut dire quelle n’est pas forcément partagée par les autres et notamment ceux qui vivent avec moi. Mais ça c’est un autre sujet, qui pourrait faire l’objet d’un prochain billet d’humeur.

En dépit de mon souhait que tout soit rangé et à sa place, parfois, un certain désordre s'installe subrepticement autour de moi. Mes armoires et placards se remplissent de choses que j'ai mis là pour qu'elles ne trainent pas, en attendant de savoir où je pourrais les ranger définitivement. Des piles de papiers se forment sur mon bureau. Des objets à trier attendent que je m'en occupe. Et je ne prends pas le temps de le faire, il y a tant d’autres choses qui réclament mon attention : le boulot, la famille, les amis, les courses, la vie quoi...

Et puis, un jour, si je n’y prends pas garde, je me retrouve au beau milieu d'un étonnant fatras, que je n'ai même pas vu se former, trop occupée que j'étais à gérer d'autres choses tellement plus importantes !

Et je me rends alors compte que non seulement les armoires, les placards, le bureau, la maison toute entière ne sont plus si bien rangés que cela, mais que dans ma tête, c'est aussi (un peu ou beaucoup) le bazar. En d'autres termes, le désordre extérieur n'est que la projection du désordre intérieur, d'un manque de clarté.

Winter putz ?

Je sais que lorsque j'en prends conscience, c'est que le temps est venu pour moi de faire quelque chose. Alors je vais au plus simple, je commence par un tiroir, une armoire ou un placard : je trie, je classe, je range, je jette, je donne, pour faire de la place, et pour que chaque chose soit à sa place.

Le fait de commencer « petit » est un bon moyen de ne pas se sentir submergé, et surtout va nous permettre de remporter des petites « victoires » sur le désordre. Ainsi, nous sommes encouragés à continuer, et parfois nous en faisons beaucoup plus que ce que nous avions prévu au départ, emportés par une sorte d’élan lyrique, grisés par notre efficacité. C’est le principe du Kaizen, qui s’appuie sur la philosophie de Lao Tseu, « un voyage de mille lieux commence par un premier pas »

Et, ô miracle, au fur et à mesure que je range physiquement, le tri se fait aussi dans ma tête. Je commence à voir les choses plus clairement, et à comprendre à quoi ce désordre pouvait bien servir, car je pense que tout nous sert à quelque chose.

Et si ça servait à quelque chose ?

Certes, le désordre nous freine, voire nous entrave, mais il nous rassure aussi d'une certaine façon, sinon nous ne le laisserions pas s'installer.

Le désordre dans les pensées, les émotions et les sentiments, ça existe également, et là aussi il est important de faire le tri, de réfléchir, de décider ce que nous voulons garder ou pas.

Même principe, même type de résultat : se débarrasser de ce qui ne nous sert plus, avoir une vision claire de ce que nous souhaitons garder pour continuer à avancer.

Là, je suis en plein dans ce processus. Je viens de ranger mon armoire professionnelle, et c'est tellement bien organisé, que je la laisse ouverte pour admirer mon travail. Je ne m'en lasse pas. Je ne plaisante qu'à demi, cela me fait vraiment du bien.

Et comme je vais avoir un peu plus de temps dans les jours qui viennent, il semble que la fin d’année soit propice à ce genre d’activités, je vais continuer dans la maison. Le bazar n'a qu'à bien se tenir !

Un grand vent de légèreté va souffler !

Un bon moyen d’aborder la nouvelle année pour moi.

Et vous, vous commencez quand ?